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Dissolution du RDIG : « je vois des partis qui ne sont pas dissous, qui n’ont même pas de siège… » (Jean-Marc Telliano)

7 mars 2026

Dans un arrêté en date du 6 mars 2026, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a dissous quarante partis politiques jugés « non conformes ».

Parmi eux figure le Rassemblement Démocratique Intégré de Guinée (RDIG), dirigé par Jean-Marc Telliano. Une décision qui tombe comme un coup de couperet au sein de cette formation politique.

En plus du sentiment de déception qu’affiche cet acteur politique, il dit n’avoir pas compris cette décision du ministre Ibrahima Kalil Condé.

« Je suis dépassé, outré et surpris. Parce que moi-même, j’ai été informé dans les environs de 00h parce que j’ai pas suivi le journal et je me suis posé la question, où c’est une erreur, où c’est un oubli, où c’est fait exprès ? Parce qu’on ne peut pas nous donner les certificats d’aptitude d’exercer nos activités politiques sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur,en moins de cinq mois, d’abord, il y a eu une première invitation qui nous invite à l’hôtel NOOM pour nous délivrer les certificats d’aptitude qui nous permettent d’exercer nos activités politiques.Parce qu’ils ont été satisfaits de toutes ces préoccupations. Nous finissons ça. À trois mois des élections communales et législatives, vous n’avez pas notifié, vous donnez un certificat d’aptitude aux partis politiques. Parce que ce n’est pas tous les partis politiques qui ont eu des certificats d’aptitude. Mais c’est les partis qui ont rempli toutes les conditions pour exercer les fonctions ou pour exercer des activités du parti. A trois mois vous venez avec un autre arrêté pour dissoudre ces parties moi j’ai dit non on ne se laissera pas faire nous allons passer par tous les moyens légaux au moins pour que le RDIG soit rétabli dans ses droits », a-t-il annoncé.

Cet ancien ministre de l’Agriculture estime que plusieurs aspects importants n’ont pas été pris en compte par le MATD. C’est notamment la participation des formations aux compétitions électorales et l’implantation même des partis en Guinée.

« Et mieux, je vois les partis qui ne sont pas dissous, qui n’ont même pas de siège qui ont leur siège leur portefeuille ou leur mallette qui n’ont participé à aucune élection nationale, alors que le RDIG a participé à toutes les consultations électorales nationales excepté les élections du 28 décembre 2025. Pourquoi ? Parce que je ne peux pas compétir connaissant déjà le vainqueur ça serait une peine perdue, c’est à cause de ça que en conseil politique nous nous sommes ressaisis très franchement », a révélé Jean-Marc Telliano, qui invite les autorités à reconsidérer leur position.

« Je demande humblement au ministère de l’administration du territoire de revoir un peu leur copie et rétablir le RDIG dans ses droits », a-t-il lancé.

La décision de mettre un terme aux activités politiques de quarante (40) formations politiques n’a également pas laissé indifférent le Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), qui, par ailleurs, n’est pas concerné par l’acte. Toutefois, son président Aboubacar Biro Soumah estime qu’à travers cette dissolution, c’est l’espace politique qui est mis à rude épreuve.

« Nous pensons que la dissolution ne concerne pas le PPC, mais quand-même c’est un coup de tonneur pour l’ensemble des partis politiques. Quand y a une telle decision même si tu es en règle, ça te panique, ça te fait demander où en sommes-nous? Où nous sommes en train de partir? Donc voilà. Chaque parti que ce soit ceux qui sont dissous où qui ne sont pas dissout , tout le monde est inquiet. Et la façon dont les choses sont en train d’évole dans le pays. Donc nous sommes là en train de nous battre afin qu’on puisse être légalisé. Mais sait que le problème,c’est inquiétant pour le pays, c’est inquiètant pour l’ensemble de la classe politique du pays », a-t-il déclaré.

Il convient de préciser que plusieurs responsables de partis politiques que nous avons joints n’ont pas donné suite à notre sollicitation. Certains ont promis de prendre la parole au moment opportun, d’autres non.

Sauf changement, les élections législatives et communales auront lieu le 24 mai prochain. Un rendez-vous électoral auquel les partis les plus représentatifs au Parlement et dans les municipalités lors des derniers scrutins ne sont pas autorisés à prendre part en raison de leur dissolution. Il s’agit, entre autres, du RPG Arc-en-ciel de l’ex-président Alpha Condé, de l’UFDG et de l’UFR des anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré.

Lébêré Baldé

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Last modified: 7 mars 2026

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