CONAKRY- Les réunions s’enchaînent, les discussions s’éternisent… et pourtant, rien. Absolument rien. Pendant que les regards se tournent vers elle, la Commission d’éthique de la fédération Guinéenne de football reste murée dans un silence devenu assourdissant et inquiétant. Dans une affaire aussi grave que celle de violation présumée des statuts impliquant le président Sory Doumbouya dans l’épisode audiogate, le temps n’est pas un allié.
Il est un révélateur. Et ce qu’il révèle aujourd’hui est inquiétant : une incapacité, ou pire, une réticence à assumer ses responsabilités. À quoi servent ces réunions si elles ne débouchent sur aucune décision ? À quoi sert une Commission d’éthique si elle ne tranche pas quand les textes sont potentiellement bafoués ? L’éthique ne peut être une posture. Elle est un engagement, une exigence, une obligation.
Chaque jour qui passe sans verdict fragilise un peu plus la crédibilité de la fédération et de cette comission dirigée par le magistrat Mohamed Diawara. Chaque silence nourrit le doute. Et dans ce climat d’incertitude, c’est tout le football guinéen qui vacille. Le rôle d’une Commission d’éthique n’est pas de temporiser, encore moins de protéger. Il est de dire le droit, avec courage et en toute indépendance. Car en matière de gouvernance, l’inaction est une décision… et souvent la pire de toutes. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de juger le président de la Féguifoot, Sory Doumbouya.
Il s’agit de préserver l’intégrité de la fédération. De rappeler que le président n’est au-dessus des règles. Et surtout, de prouver que ladite commission n’est pas une simple coquille vide. Le football guinéen mérite mieux que des réunions sans suite. Il mérite des décisions, claires, justes et immédiates. Et elle doit sanctionner….très malheureusement
Last modified: 30 mars 2026